Catégories :

Théo Lombard 8ème adjoint à la politique sportive et à la communication institutionnelle de la Roche sur Foron fut le premier de l’équipe majoritaire à prendre la parole lors du débat qui a eu lieu lors du conseil municipal du 20 décembre.

Il a introduit son propos précisant que le projet ayant été dévoilé ( le 18/12/2023) par le département, le temps des questions et du débat est advenu.

Tout son argumentaire de plusieurs minutes visait à faire la démonstration que selon lui le projet de la Haute-Savoie Arena est « hasardeux. »

« Personne ne doute des nombreux recours qui pourront être formulés. Personne ne doute qu’il suffit qu’un organisme indépendant demande une étude environnementale complémentaire pour retarder le projet de plusieurs mois. Personne ne doute non plus, du contexte difficile de la construction dans les chantiers qui sont légions. » et de continuer «  il faut un an pour construire une maison individuelle, construire un bâtiment de 19000 m2, plus des parkings en 2 ans relève de la précipitation. il suffit d’un seul des éléments que je viens de citer pour qu’ avant même d’avoir commencé le chantier soit hors délais« 

Passées ces considérations techniques et administratives, il poursuit et s’interroge sur l’usage que les Rochois pourront collectivement faire du bâtiment au quotidien et trouve hasardeux la mutualisation du bâtiment promise par le département : 

« Est-ce qu’on s’imagine un prof d’ EPS du collège des Allobroges mener un cours de badminton pendant qu’on installe la scène pour maître Gims ou Mylène Farmer ? Est-ce qu’on imagine que les cyclistes abandonneront les routes de Haute-Savoie pour venir s’entraîner dans ce bâtiment ? Est-ce qu’on s’imagine que les coureurs viendront à 1h du matin faire leur jogging ? »

Et d’enfoncer le clou estimant tout aussi hasardeux la gestion économique du bâtiment, et déclare que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.

« Une fois les championnats du monde passés, rien ne nous assure de la pérennité de l’engagement du bâtiment au-delà de 2028. »

Puis il exemplifie le caractère hasardeux des opportunités réelles que représenterait le bâtiment

« Quand on va voir du hand au Phare de Chambéry est-ce que ça nous arrive d’aller dans un bar de Chambéry où prend on un hot-dog ou une bière au Phare ? »

Il conclut son intervention s’interrogeant sur l’opportunité de l’équipe rochoise en place de porter un projet qui dit-il « n’est pas le nôtre et de devoir le justifier auprès des électeurs qui eux sont les nôtres ».

Et comme estocade finale il déclare « je ne suis pas favorable à ce ce que notre commune supporte ce projet alors qu’il y a tant à faire sur des domaines urgents. »

Prise de parole intégrale en suivant ce lien